Paroisse Saint Loup


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Sixième dimanche de Pâques – Année A

Dimanche 21 mai 2017 Eglise Saint Jean-Baptiste de Vif

Nous avons été créés pour le Ciel !

Pendant les quarante jours qui séparent Pâques de l’Ascension du Seigneur, l’Église nous invite à fixer nos yeux sur le Ciel, notre Patrie définitive, à laquelle le Seigneur nous appelle. Cette invitation devient plus pressante à l’approche du jour où Jésus monte à la droite du Père.
Le Seigneur avait promis à ses disciples qu’il serait avec eux pour toujours. « D’ici peu de temps le monde ne me verra plus, mais vous, vous me verrez… » Le Seigneur a accompli sa promesse en ce jour où il reste près des siens ; mais cette présence ne se terminera pas quand il montera avec son Corps glorieux vers le Père, car avec sa Passion et sa Mort il nous a préparé un lieu dans la maison du Père, où il y a beaucoup de demeures. « Je reviendrai, leur dit-Il, et je vous prendrai auprès de moi, afin que là où je serai, vous soyez, vous aussi. »

Les Apôtres, attristés par la prédiction des reniements de Pierre, sont réconfortés par l’espérance du Ciel. Ce retour de Jésus fait aussi allusion à sa seconde venue à la fin du monde et à la rencontre avec chaque âme, séparée du corps. Notre mort sera cela : la rencontre avec le Christ. Il nous mènera à la plénitude de la gloire, à la rencontre avec son Père céleste qui est aussi notre Père. Dans le Ciel, où il nous a préparé une demeure, Jésus-Christ nous attend, lui qui est avec nous, à qui nous parlons dans la prière, avec qui nous avons parlé tant de fois.

La fréquentation habituelle de Jésus-Christ fait naître le désir de le retrouver. La foi enlève beaucoup d’aspérités de la mort. L’amour du Seigneur change complètement le sens de ce moment final qui arrive pour tous. Ceux qui s’aiment tâchent de se voir. Les amoureux n’ont des yeux que pour leur amour. N’est-ce pas logique ? Ce sont les impératifs du cœur humain. Nous mentirions si nous en arrivions à nier combien nous avons envie de contempler le visage de Jésus-Christ ! Vultum tuum, Domine, requiram, je chercherai ton visage, Seigneur.
La pensée du Ciel aide à vivre le détachement des biens matériels et à surmonter les circonstances difficiles. Cette espérance théologale, unie à la foi et à l’amour, est très agréable à Dieu, et nous en aurons spécialement besoin dans les moments où la douleur et la tribulation redoublent, quand la fidélité ou la persévérance dans le travail ou dans l’apostolat devient difficile. A l’heure de la tentation, pensons à l’Amour qui nous attend au Ciel et ranimons en nous la vertu d’espérance ; ce ne sera jamais manquer de générosité.

La méditation sur le Ciel nous stimule à être plus généreux dans la lutte quotidienne, parce que l’espérance de la récompense réconforte l’âme pour réaliser les bonnes actions. La pensée de cette rencontre d’amour définitive, à laquelle nous sommes appelés, aide à être vigilants dans les petites et les grandes choses en les accomplissant jusqu’au bout, comme si elles étaient les dernières avant d’aller vers le Père.

Père Thibault NICOLET

Références des textes liturgiques :
Actes des Apôtres VIII, 5-8. 14-17 ;
Psaume LXV (LXVI) ;
Première lettre de saint Pierre Apôtre III, 15-18 ;
Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean XIV, 15-21.