Paroisse Saint Loup


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Vingt-sixième dimanche du Temps Ordinaire – Année A

Samedi 30 septembre église Saint-André de Prélenfrey (rentrée de l’aumônerie)

« Un homme avait deux fils… »

Le contexte est polémique, mais Jésus le traverse et propose une parabole. Il connaît le cœur de l’homme : son fond à la fois généreux et rebelle. Ici, Jésus nous raconte une histoire toute simple en nous montrant le fils rebelle qui « change », qui se « convertit ». Il ne nous laisse pas enfermés dans nos déterminismes, il nous ramène à nos responsabilités en disant que les jeux ne sont jamais faits d’avance. Quels que soient notre passé et nos refus précédents, un changement est toujours possible ; Jésus est celui qui donne sa chance à tout homme, même le plus pécheur. Dieu voit l’homme nouveau qui va « re-naître ». Merci, Seigneur, pour cette espérance que tu mets en nous, aide-nous à ne pas figer les gens, à ne pas les étiqueter définitivement et à leur donner la chance d’un renouveau.
Outre cette espérance, Jésus nous pose ce soir une question essentielle en cette messe de rentrée de l’aumônerie : ce qui compte, est-ce ce que je fais ou bien ce que je dis ? Les enjeux sont nombreux autour de cette question centrale : celui des choix à poser, celui de l’accueil de l’Incarnation de Dieu en nos vies, celui de la liberté d’action et celui de la parole personnelle à oser. « Le fils dit : Je ne veux pas. Mais ensuite, s’étant repenti, il y alla. » Qu’est-ce qui importe le plus pour Dieu : parler ou faire ? Suivre une ligne de conduite ou être libre ?
Dans la recette de Dieu pour vivre heureux, les ingrédients sont presque tous à base d’amour. Ézéchiel, Paul et Jésus nous montrent la voie.
Mieux vaut-il râler avant de faire sa corvée de vaisselle ou dire « oui »… et finalement partir en douce pour faire un foot avec les copains ? Ca n’est pas si simple de répondre à cette question. C’est sûr que le mieux serait de dire oui et de le faire. Dans ce passage de l’Évangile, Jésus me demande si mes paroles sont en accord avec mes actes. A vrai dire, pas toujours. Mais je fais de mon mieux !
Dire, c’est d’abord agir. Sinon, la parole n’a plus de valeur. Il s’agit de relier la parole aux actes, jusqu’à pouvoir dire : « Je suis ce que je dis, ou au moins je veux essayer de l’être. » C’est une ligne de conduite. Et l’avantage, avec le Christ, c’est qu’on n’est jamais tout seul pour y arriver !

Père Thibault NICOLET

Références des textes liturgiques :
Ézéchiel XVIII, 25-28 ; Psaume XXIV (XXV) ;
Lettre de saint Paul Apôtre aux Philippiens II, 1-11 ;
Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu XXI, 28-32.