Paroisse Saint Loup


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Vingt-sixième dimanche du Temps Ordinaire – Année B

Samedi 29 septembre, Eglise Saint François de Sales, les Saillants-du-Gua

Remets de l’ordre dans ta vie en commençant par accueillir !

La scène de la première lecture se passe au désert. Moïse et les anciens du peuple sont réunis dans la tente où Dieu se rend présent pour donner son Esprit. Surprise ! Voilà que ce même Esprit va également reposer sur d’autres hommes. Car l’Esprit de Dieu est libre, il souffle où il veut. Les paroles de Moïse sont vraiment prophétiques. Oui, viendra le jour où l’Esprit de Dieu habitera en tout homme. C’est ce même Esprit que nous avons reçu à notre baptême.
Quant au texte de la deuxième lecture, il a été écrit il y a deux mille ans et on croirait pourtant qu’il l’a été aujourd’hui. Si saint Jacques était parmi nous, il nous dirait que la pratique de la justice n’est pas d’abord affaire de décision politique mais qu’elle doit être la préoccupation de chacun. Cette vérité est inscrite au cœur de l’Evangile.
Et l’évangéliste Marc montre les Douze fiers de chasser les esprits mauvais et en même temps jaloux de leur pouvoir : ils reprochent à ceux qui ne sont pas de leur groupe d’en faire autant. Jésus les reprend et les invite à ne pas être propriétaires ni jaloux de la mission qui leur est confiée. Il leur faut apprendre à la partager, à reconnaître qu’elle est assurée ailleurs et par d’autres. Dans notre vie quotidienne, nous devons agir de même : nous réjouir du bien fait par les autres, pour l’Eglise et pour le monde entier.
C’est Jésus lui-même qui encourage ceux qui osent agir en son nom, quitte à bousculer l’ordre établi. Il nous invite à nous débarrasser de ce qui nous entrave pour avancer vers le meilleur.

Chers jeunes, ici rassemblés au terme de cette journée de rentrée de l’aumônerie, je me permets de vous renvoyer trois courtes phrases offertes par la Liturgie de la Parole de ce dimanche, car elles me suggèrent autant de questions capables, je l’espère, de vous nourrir ou de vous faire grandir :
« Eux aussi avaient été choisis. » Vous dites-vous parfois que vous avez une mission vis-à-vis des autres ? Voudriez-vous partager quelque chose qui vous tient à cœur ?
« Vous autres, maintenant, les riches ! Pleurez, lamentez-vous. » Quelles « richesses » vous encombrent et vous empêchent de reconnaître ce qui compte vraiment dans la vie ?
« Si ton œil est pour toi une occasion de chute, arrache-le. » Avez-vous l’impression d’utiliser vos capacités physiques et intellectuelles pour aller vers le bien ?

Heureux ceux qui annoncent la Bonne Nouvelle ou qui luttent contre le mal sans se soucier de l’opinion commune ! Malheureux « ceux qui amassent des richesses » et « sont rassasiés le jour du massacre » ! Dans un cas comme dans l’autre, ce sont des gens qui tracent leur route : les premiers sont tournés vers les autres et les suivants sont repliés sur eux-mêmes et vont droit dans le mur. On peut se demander ce qui les motive, ce qui les pousse à agir. Quelle vie intérieure les porte et nourrit leurs décisions ? De manière sans doute moins radicale, dans la vie quotidienne, on a tous à faire des choix, à poser des actes, avec discernement. Et ce n’est pas facile !
Si l’on agit en son nom, nous dit Jésus, c’est-à-dire si l’on fait de l’amour des autres l’origine de notre action, alors on est dans la vérité et rien ne nous arrêtera. Et nous utiliserons au mieux nos capacités physiques et intellectuelles, sans crainte d’être une « occasion de chute » pour notre prochain. Alors, avec un simple verre d’eau, nous pourrons faire des miracles !

Père Thibault NICOLET

Références des textes liturgiques :
Livre des Nombres XI, 25-29 ; Psaume XVIII (XIX) ;
Lettre de saint Jacques V, 1-6 ;
Evangile de Jésus-Christ selon saint Marc IX, 38-43.45.47-48.